 Istravel Un manoir, des vampires, une école pour garçons au XIX° siècle. |
| Cet endroit n'est pas un café... | |
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Invité Invité
| Sujet: Cet endroit n'est pas un café... Ven 21 Mar - 19:09 | |
| La bibliothèque, endroit bien trop peu fréquenté par les élèves à l’opinion du jeune vampire qui y était, bien tranquillement assis dans un fauteuil, devant le feu, l’œuvre « Othello » dans les mains. Ludwig, car c’était son nom, lisait paisiblement, sans le moindre bruit si l’on oubliait celui des pages qu’il tournait de façon délicate et régulière. Le professeur était arrivé à l’école depuis à peine deux jours. Il avait su jusque lors se faire discret, il n’avait avertis que les membres de l’administration de son arrivée. Selon son contrat, il ne devait commencer à enseigner qu’une semaine après son installation, pour qu’il puise s’acclimater sans problème a son nouvel environnement. Lui qui avait grandit et vécut dans une demeure dépassant en tout –taille, nombre de valets et tout ce qui s’en suit- celui dans le quel il se trouvait à ce moment là, avait en plus à le partager avec de nombreuses personnes : élèves, collègues et employés bureaucratiques.
Cependant, contrairement a ce qu’on aurait pu croire d’une personne comme lui : exigeante, egocentrique, matérialiste, il n’avait pas manifesté le moindre signe de mécontentement auprès de qui que ce soit. Il avait certes fait refaire la décoration, et la literie de sa chambre, mais le connaissant, c’était inévitable… Il acceptait maintenant de lire dans une salle où n’importe qui pouvait entrer, et faire du bruit. Encore un bel effort pour un homme comme lui… Enfin, jusque là, il n’avait pas eu à se plaindre de quoi que ce soit. La seule personne présente était un bibliothécaire, qui, silencieux, arpentait les rayons bordés d’immenses étagères sur les quelles s’entassaient des amas d’ouvrages plus ou moins vieux. Un lieu enchanté pout les yeux d’un rat de bibliothèque tel que Ludwig, qui lui-même possédait un nombre d’œuvre impressionnant. Mais en tant que particulier, il ne jouissait pas d’autant d’écrits que le manoir d’Istravel. Le livre qu’il tenait entre ses mains, par exemple, qu’il manipulait avec précaution, soin, voir même respect, était une œuvre authentique : Imprimé à la presse, annoté et corrigé à la main par le grand Racine lui-même. Le texte était en français, mais pour avoir une partie de sa famille par alliance vivant en France, le vampire avait une connaissance suffisante de la langue pour apprécier la chose.
Mais voilà qu’un grossier personnage, et vu son apparence, c’était un élève, entra dans la salle avec une pomme, et vint s’assoir non loin du professeur. Ce dernier fut dérangé dans sa lecture par les « SCRONTCH » intempestifs que produisait le nouvel arrivant. Tout d’abord, il décida d’être indulgent : l’individu s’il avait un tant soit peu de savoir vivre finirait par se rendre compte que son attitude n’était nullement adaptée en ces lieus. Mais au bout de 5mn de ces petit bruits, il finit par se lever, poser délicatement son livre sur la table basse, pour s’écrier devant le gêneur, en allemand :
-Ce n’est pas bientôt finit ce bruit ? La salle a manger est en bas à droite, les cuisine, en bas à gauche, merci de vous y rendre, car vous y serez maintenant de corvée, pour avoir mangé dans la bibliothèque.
Le pauvre regarda son professeur avec de grands yeux ronds. Il ne devait pas comprendre la langue germanique. Ludwig se pencha donc sur lui, et lui souffla en anglais, largement marqué de l’accent de sa langue natale :
-Vous, puni, cuisine, maintenant, pomme, poubelle…
Il ne s’exprimait pas ainsi par manque de connaissance de l’anglais. C’était plutôt une façon d’abréger cette corvée, et bien sûr, de faire remarquer au jeune homme son ignorance en langues étrangères… L’élève voulu d’ailleurs répliquer, mais ayant apparemment un fon d’éducation correcte, il n’en fit rien, s’inclina légèrement devant son professeur, avant de sortir de la pièce, pour exécuter l’ordre donné. Ludwig reprit donc place dans son fauteuil, et pour poursuivre la lecture de l’œuvre qu’il avait commencé. |
|  | | Edward MacDowell

Inscrit le : 05 Mar 2008 Messages : 31 Humain ou vampire : Vampire Ame soeur : une...quoi ? *s'étoufe.* Age du perso : 16ans, en apparence...
| Sujet: Re: Cet endroit n'est pas un café... Ven 21 Mar - 20:15 | |
| [tu n'attendais personne j'espère ? ]
Edward s'ennuyait à mourir, allongé sur son lit, les yeux cloués au plafond. Cela faisait deux jours et deux nuits qu'il n'avait pas ressentit la moindre fatigue, donc deux jours et deux nuits qu'il vivait comme n'importe quel élève sans dormir. En fait, c'était depuis son arrivée que le vampire avait eut du mal à trouver un sommeil convenable. Certes il ne dormait pas beaucoup dans le manoir de sa mère mais le fait de sentir cette odeur d'humain constamment autour de lui le rendait plus instable que la normale. Il n'avait pas songé à cet effet en venant ici. Il avait l'habitude de dormir avec des humains vu qu'ils lui servaient de friandises et de peluche le soir ou il daignait se coucher. Mais il était vrai que depuis quelques années, leur visite dans son lit c'était faites plus rare à cause de sa mère qui avait menacé de les vider de leur sang si son fils ne se calmait pas avec ses conquêtes. Cependant Edward n'aurait jamais imaginer que le fait d'avoir limité sa ''consommation'' réveillerait aussi facilement son instinct.
Il s'était donc levé ce matin avec une nuit blanche de plus sur son compteur. Il avait quitté la chambre très tôt et n'était pas aller dans le réfectoire avec les autres. Régurgiter la nourriture du soir était une sensation assez désagréable pour qu'il ai envie de la sentir le matin aussi. Il était stupide. Il aurait du rester toute la nuit dehors pour éviter de sentir cette odeur planer autour de lui. Les jeunes vampires de l'école devait avoir un mal fou à contrôler le monstre qui les possédaient de l'intérieur avec toutes ses odeurs qui flottaient. L'odeur humaine était incrusté dans Istravel. Et même si Edward avait 70ans de vie en tend que vampire, il lui arrivait de sentir une certaine agitation en lui alors qu'il prêtait un peut trop attention à se qu'il sentait autour de lui. Appuyé sur un mur dans le couloir, Edward soupira. En face de lui, il pouvait voir un joli ciel gris à travers la petite fenêtre. Finalement, ce ciel, Ed' le préférait en noir. C'est sur cette pensée très philosophique, il faut l'admettre, que le jeune MacDowell entra dans la bibliothèque d'un pas léger et silencieux. Il surprit d'ailleurs le bibliothécaire qui ne l'avait pas entendu arrivé et le vit apparaître à côté de lui. Avec un sourire rayonnant, Edward le salua et s'enfonça dans les rayons obscurs. Il se dirigea vers un rayon au hasard et chercha des yeux un titre intéressant. Il erra quelques instants dans les rayonnages puis il aperçut alors un joli livre à la couverture en assez bon état. Il s'en saisit et regarda le titre : ''Les compositeurs de l'époque baroque''. Vivaldi, Pachelbel, Rameau et Scarlatti, Jean Sébastien Bach...Les plus grands compositeurs, la musique la plus belle à entendre. Edward était un fervent admirateur de Jean Sébastien Bach. Si il avait été un vampire, il aurait pu continuer à composer de merveilleuses musiques. 50Ans après sa mort, Edward avait fait des recherches pour trouver tout un tas de partitions qu'il se plaisait à déchiffrer, à recopier et à jouer.
Avec douceur, il caressa la couverture du livre puis l'ouvrit, en plein milieu du rayon. Le bibliothécaire passa, lui demanda de se décaler. Sans relever son nez du livre, Edward se décala. Il aimait voir à quel point ses musiciens si doués avaient du talents. Il prenait plaisir à s'émerveiller devant la liste d'innombrable morceaux connus. D'un regard vif, parcourut les pages recouvertes d'encre étalant la vie des compositeur jusqu'à leur mort. C'était un livre assez récent puisqu'il allait jusqu'à la mort de Georg Philipp Telemann, mort en 1767. Alors qu'il était plongé dans sa lecture, le jeune homme sursauta en entendant une voix puissante dans la bibliothèque. Cette langue familière lui rappela soudain celle de son père lorsqu'il réprimandait fortement Edward lorsqu'il était plus jeune. Il releva la tête, les yeux écarquillés, revoyant l'image de son père coulant vers le fond du lac sous ses yeux et ceux de sa mère. D'un pas silencieux et discret, Edward s'approcha du bout du rayonnage et passa sa tête blonde sur le côté assez vite pour avoir le temps de voir un jeune homme avancer d'un pas rapide vers la sortie de la bibliothèque et un homme plus vieux se rasseoir dans un fauteuil. Non se n'était pas son père mais Edward devait avouer que l'intonation à se moment là l'avait drôlement surpris. Que quelqu'un parle allemand ici le surprit aussi. Lui, en théorie était bilingue mais cela faisait au moins très longtemps qu'il n'avait plus parlé, depuis la mort de son père en fait, aussi son cerveau était un peut rouillé. Mais il avait fièrement réussis à comprendre quelques mots. Le vampire était rassuré mais ses yeux restaient obstinément collés sur l'homme dans le fauteuil, sa voix résonnait dans la tête d'Edward comme si la personne n'avait pas cessé de hurler cette phrase. _________________
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|  | | Invité Invité
| Sujet: Re: Cet endroit n'est pas un café... Lun 7 Avr - 15:44 | |
| [Et bien à l'origine si, mais ce n'est pas trop grave ^^']
Exaspéré, Ludwig exécuta une sorte de dodelinement, d’ordinaire spécifiques aux dames de la cour, et remit ses cheveux blonds en place. Un soupir s’échappa de ses lèvres alors qu’il tournait une des pages d son livre, mais il n’en commença pas la lecture. Agacé à nouveau, il releva le visage, sentant sur lui un regard. Il aurait été bien, incapable de dire qui l’observait, et où était cette personne, mais il en aurait mit sa main à couper : on le regardait fixement. Un humain avait déjà une désagréable sensation quand il se sentait observé, mais pour lui qui était vampire, cette impression était décuplée. Il lâcha un souffle à nouveau et lança un regard mauvais sur le côté –personne- l’autre –toujours rien. Il posa donc à nouveau l’œuvre sur la table basse et il se leva en s’étirant félinement.
Il garda un instant le silence, le temps de déduire que la personne ne pouvait qu’être derrière lui. Ce n’était pas un crime en soit de regarder quelqu’un à son insu, bien que cela ne soit pas très poli, mais quand la personne fixée avait un caractère bien trempé et qu’en plus elle venait de subir une irritation de la part de quelqu’un d’autre, cela prenait tout de suite des proportions bien plus conséquentes. Il huma l’air autour de lui. Il pu percevoir l’odeur agréable des vieux livres, celle plus déplaisantes des champignons qui dans l’humidité avaient poussé ici et là, celle du bibliothécaire, un humain qui classait bien gentiment les œuvres dont il était responsable, mais aussi une odeur inconnue, ou plutôt, une odeur de vampire inconnu, il n’y avait rien d’autre hormis le thé au citron que l’humain avait posé sur son bureau. Il fit rouler son regard avant de prendre sur un ton neutre, et en anglais :
-Je vous serai gré de vous présenter, il n’est pas très poli de se cacher pour observer les gens sans même s’être fait connaître…
Il se rassit, et croisa les bras, sereinement. Basculant sa tête en arrière, il ferma les yeux et attendit que l’autre s’exécute, s’il le faisait… Si ce n’était pas le cas, il saurait se souvenir de cette odeur et lui apprendre les bonnes manières de façon un peu plus dure que les autres durant ses cours. A moins que ce ne soit pas un élève… Cette pensée ne lui traversa l’esprit qu’un bref instant. Comment une école aussi réputée qu’Istravel aurait pu engager des professeurs manquants de savoir vivre… A moins que cette personne ait été amenée à le fixer trop fasciné par son éclatante beauté. Cette pensée là, étrangement, resta en tête du professeur bien plus longtemps que tous les autres. Il avait certes un physique plaisant, mais il ne cessait d’amplifier cela dans sa tête. Au fur et à mesure que le temps passait, il avait finit par se persuader lui-même qu’il était splendide, parfait, irrésistible. Il avait au cour de sa vie attiré souvent l’attention de par son apparence, beaucoup de femmes avaient attendu avec des sueurs froides le moment où il eut choisis son épouse, et il avait extrapoler ces quelques cas à la terre entière.
Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres, alors qu’il restait assis là, les yeux fermés.
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|  | | Edward MacDowell

Inscrit le : 05 Mar 2008 Messages : 31 Humain ou vampire : Vampire Ame soeur : une...quoi ? *s'étoufe.* Age du perso : 16ans, en apparence...
| Sujet: Re: Cet endroit n'est pas un café... Lun 7 Avr - 22:19 | |
| [t'aurais du me le dire, j'aurais supprimé XD]
Edward n'arrivait pas a chasser cette voix de sa tête, ni cette image d'ailleurs. Il n'était pas prit de remords mais le fait que ce souvenir remonte à la surface comme cela, à cause d'une simple voix alors qu'il n'y avait pas pensé durant au moins 30ans, cela avait le dont de le perturber légèrement. Durant le temps de cette petite interlude, le vampire avait gardé inconsciemment ses grands yeux bleus collés dans le dos de l'homme, ou plutôt du vampire puisque qu'il venait d'identifier l'odeur une fois sortie de sa rêverie. Il lui fallut encore un certain temps pour comprendre qu'il n'avait rien de discret pour un vampire à rester en partie cacher derrière son rayon de livre. De plus, ce n'était pas vraiment son attitude habituelle. Il préférait se montrer, lui qui était fier de son physique hérité d'une vampire magnifique et d'un humain plutôt attirant, pour un humain bien sur, il n'aurait jamais pu rivaliser avec un vampire.
Edward ne bougea pas lorsque le vampire se leva et s'étira. Allait il partir comme ci de rien était ? Après tout, c'est ce qu'Edward aurait fait. Le regard des autres pouvait être agréable mais il n'était pas du genre à s'occuper des gens qui le regardaient dans l'ombre. Visiblement, le vampire qui s'était levé, lui, faisait attention à ce genre de personne puisqu'il semblait chercher d'où venait se regard perçant. Le vampire attendit patiemment que l'homme le trouve tout seul. Il ne mit pas très longtemps à remarquer son odeur finalement malgré toutes celles qui enveloppait le jeune homme. Et pour faire comprendre à Edward qu'il avait bel et bien sentit qu'il était là, il parla, en anglais cette fois, la voix plus douce que lorsque Edward l'avait entendu hurler sur le pauvre petit humain. Edward attendit qu'il se soit rassit puis d'un mouvement seulement perceptible par un vampire, il se glissa sur le côté du vampire, à deux pas de son fauteuil. Il avait un léger sourire sur le visage et se présenta avec un ton poli.
« Je suis Edward MacDowell, un élève de l'école. »
Le jeune vampire se tourna alors vers le fauteuil et l'homme qui était sereinement assis dedant, les yeux fermés. Pas de doute, sans l'odeur, Edward aurait pu dire qu'il était un vampire à cause de cette irréelle beauté que personne ne pourrait nier. Il l'observait avec ses grands yeux bleus, profonds comme deux grands puits. Mais cette beauté, très agréable bien sur, ne surprit pas Edward. Il en avait vu des vampires, dont lui dans de nombreux regards. Cette pensée le fit sourire, il s'aimait beaucoup en réalité, ce n'était pas encore du narcissisme mais il devait s'avouer qu'il ne se déplaisait pas du tout. Généralement, cette pensée était renforcé par le fait qu'il n'avait jamais beaucoup d'effort à faire pour séduire un humain, qu'il soit homme ou femme. Bien sur les femmes ne lui servait que de garde manger. Jamais il n'aurait pensé avoir de relation avec l'une d'elle, peut être parce qu'il admirait beaucoup trop sa mère pour penser avoir une relation avec une de ses semblable du sexe féminin. C'était sa mère qui lui avait fait, sans le vouloir peut être, considérer les femmes comme de simples compagnies à l'heure du dîner.
En observant ce vampire, Edward ne pouvait dire quel était son âge mais il était sûrement plus vieux que lui. Et puis il était professeur d'après le ton qu'il avait utilisé sur l'élève et les quelques mots qu'Edward avait saisit...C'était plutôt bien en fait. Un humain, avec sa faible expérience de vie était souvent peut intéressant. Remarque le vampire allait peut être partir après avoir sut qui l'importuner avec son regard brûlant...Ça pourrait être dommage. _________________
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