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Un manoir, des vampires, une école pour garçons au XIX° siècle.
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¤[Un reflet de Lune]¤

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Harlem Nao




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Humain ou vampire : Vampire for ever XD !
Ame soeur : Parce qu'il en faut un Oo' ?
Age du perso : 150 ans environ

MessageSujet: ¤[Un reflet de Lune]¤   Sam 23 Fév - 21:43

Harlem Nao, jeune vampire, s’assit dans une carriole. Une carriole froide. Une carriole jaune qui attaquait les yeux de ses couleurs affreuses. Une carriole lente, qui plus est. Le jeune homme ferma les yeux, et monta dans le moyen de transport. Deux heures de long trajet avec un homme, vieux, qui empestait l’alcool, qui chantait à tue-tête, et qui tentait de communiquer avec lui.

**Continues comme ça et je te découpe …**

Le jeune homme prit son couteau, et le cacha derrière son dos. Le trajet se termina enfin. Harlem s’échappa, discrètement, sans que personne ne le remarque. Au moins, il n’aurait à payer le pourboire … il sortit, mettant pied à terre, et s’amusa du fait que le taxi repartait sans argent. Peu après, un cri retentit à la découverte du manque de pourboire. Sourire intérieur, Harlem poussa la porte du pensionnat.

**Voilà ma prison ...
Je sens que je vais m’ennuyer …**


Le jeune homme se posta en plein milieu du hall. Quelqu’un viendrait bien pour le cherche hein ? ! Tout du moins, il l’espérait. Ses cheveux devant ses yeux, le jeune vampire avança encore un peu, et posa le seul bagage qui le suivait sur le sol, s’asseyant dessus. Et là, Harlem sortit de son autre poche une petite poupée en chiffon, qui tenait dans le creux de sa main.

Harlem se mit à parler à sa poupée de chiffon. Il adorait découper ses cheveux, la défigurer un eu plus que de raisons. Parce qu’il pouvait extérioriser ses pulsions meurtrières au moins. Et cela le fit sourire.


*Super, je m’ennuies déjà !*

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MessageSujet: Re: ¤[Un reflet de Lune]¤   Sam 1 Mar - 18:18

Trois jours plus tôt.

« Monsieur Vaast, une missive de votre père, glissa le majordome en déposant une simple feuille grisâtre sur le bureau de la chambre de Vulfran.
- Excusez-moi... Je vous ai déjà prié des millions de fois de m'appeler Vulfran. C'est mon prénom et je préfère être sorti de mon sommeil d'une manière plus délicate. A l'avenir, utilisez mon prénom je vous prie, répondit le paquet de draps qui gisait dans le lit à baldaquin de la grande chambre richement décorée.
- Je crains, monsieur Vaast, que je n'ai plus l'occasion de vous réveiller à l'avenir. »

Que signifiait cette phrase? Alors que Vulfran cherchait désespérément la sortie de ses draps, le majordome, un vieil homme aux cheveux blanc neige que le jeune Vulfran Vaast n'avait réussi à guérir d'un respect strict de l'étiquette malgré des années à son service, commença à ouvrir les rideaux qui masquaient la lumière douce de cette matinée anglaise. C’était peut-être ce respect sans faille face à Vulfran qui faisait de cet homme le domestique préféré du jeune homme : il n’avait jamais pris acte des bizarreries du caractère du fils cadet des Vaast et l’avait toujours servi avec humilité. Ce respect, Vulfran le comprenait sans doute et l’appréciait, même s’il ne saisissait sans doute pas les raisons pour lesquelles son domestique était toujours resté si lointain de lui. Tous les autres étaient soit en adoration devant lui, soit l’évitaient de sorte de ne pas subir ses sautes d’humeur. Le majordome, lui, avait toujours eu un comportement serein et dévoué. Sortant enfin la tête de ses couvertures, étonné et ébloui, Vulfran se mit en quête d'une réponse :
« Que voulez-vous dire? »
Le majordome n'eut pas de réaction.
« Ed, je vous somme de me répondre. Que se passe-t-il? »
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce n'était pas de la colère qui transpirait des paroles de l'adolescent mais plus de la peur. Il savait très bien que le majordome avait lu la lettre que lui avait adressé son père et cette phrase qu'il avait prononcé, peut-être par égarement, ne lui disait rien qui vaille : que lui réservait ces quelques mots écrits par son père, ou plutôt… par le secrétaire particulier de son père ?

Edgard, le majordome, se tourna vers son jeune maître. Sa silhouette noire se dessinant dans la lumière du matin, Vulfran ne put remarquer le sourire triste qui se dessinait sur le visage du vieil homme. Ni les larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Il resta ainsi plus d’une minute à regarder le jeune homme. Il l’avait vu grandir. Il avait essayé de le protéger des excès dus à son comportement. C’était sans doute l’une des seules personnes à l’avoir aimé pour ce qu’il était : un enfant perdu. Tous, ils le trouvaient drôle et, s’ils appréciaient façon si particulière d’avoir des relations avec les autres êtres de Vulfran, ils avaient toujours été bien incapables de lui donner de l'amour. Etonnement, pitié, révulsion, amusement… C’était les seules choses qu’inspirait Vulfran aux autres. Edgard, lui, avait toujours voulu protéger ce jeune garçon. Ce n’était pas de la pitié, ni de l’amusement. C’était de l’amour, une envie irrépressible de réussir un jour à permettre à Vulfran de trouver un certain équilibre affectif. Durant toutes ces années, Edgard s’était voulu comme un repère, un phare immobile vers lequel Vulfran pourrait se tourner lors des grandes tempêtes, exempt de trahison.

Ne comprenant pas ce qui pouvait bien se passer, Vulfran se leva. Il portait une longue chemise de nuit blanche. Il voulut s’approcher de son majordome mais celui-ci marcha rapidement vers la troisième fenêtre de la chambre pour en ouvrir les rideaux.

« C’est cette lettre ? »
Pas de réponse. Vulfran était parfaitement réveillé maintenant. Il s’approcha du bureau en acajou qu’il avait peint lui-même l’année précédente avec des aquarelles vives.
« Les nouvelles sont-elles si mauvaises ? Mon père vient-il d’ordonner mon exécution ? Ou pire ? »
Toujours rien : Edgard, le regard vide, était tourné vers le parc verdoyant de la propriété.

Après un long moment de réflexion et avant de saisir la lettre dans ses mains, Vulfran Vaast ajouta :

« Vous savez Edgard, je sais déjà ce que contient cette lettre. Je reçois peu de lettres de mon père. Bien souvent, lorsque j’ai vent de ce qu’il se passe à Amsterdam, c’est par ma sœur Melle Proserpine que ces nouvelles me viennent. En deux ans, ma mère quant à elle m’a envoyé quelques lettres ; chaque fois elle m’annonce la nomination de nouveaux domestiques à mon service, de nouveaux précepteurs, ou un changement quelconque dans mon univers clos. Pourtant, chacun de ces avis me remplit de bonheur : ils ne m’oublient pas, au fond. »
Il marqua une pause puis reprit :
« Lorsque mon père m’écrit, je n’éprouve aucun plaisir. Savez-vous pourquoi ? Car, chaque fois, il s’efforce de détruire l’univers que je crée. Chaque fois il m’annonce un nouveau bouleversement. Je ne serai pas étonné que cette lettre m’annonce qu’on me déménage en Espagne ou à Milan. Ou bien peut-être tout simplement qu’on révoque l’ensemble de mes domestiques pour me laisser seul… Ils aiment si peu ma manière d’agir… Peut-être qu’il pense qu’en me laissant seul, je serai enfin calme ? »

Vulfran prit la lettre entre ses mains et l’examina tout en continuant à parler. Cela lui arrivait peu souvent de se confier ainsi. Généralement, il se contentait de sauter de joie ou de pleurer. La réflexion, il la réservait à sa propre personne. Mais il connaissait bien son majordome, et ce silence était intriguant : Edgard se contentait bien souvent d’un commentaire succin. Il parlait peu mais il parlait. Là, les lèvres closes d’Edgard révélaient un sentiment étrange que Vulfran pouvait lire.
« Mais… Vous savez, Eddy, je n’ai pas peur de cette lettre comme je n’ai pas peur de mon père. Ce qu’il va m’annoncer, je le respecterai, comme toujours. Mon père est un grand homme. Il a rencontré Montesquieu, Burke et Napoléon. Il a pensé et géré son affaire comme il le devait. Et il m’a donné la fortune et un nom. Pour cela, je lui en serai continuellement reconnaissant. Je le respecterai et je lui obéirai toujours. Et si sa volonté est de bouleverser à nouveau ma vie, alors il la bouleversera. Mais je n’ai pas peur. Car je sais, qu’importe où je vais et ce que j’y fais, je trouverai toujours quelque chose ou quelqu’un pour me faire sourire. »

Sur ces paroles, le majordome laissa le jeune homme seul et sortit. Vulfran déplia la feuille de papier et lut alors les paroles de son père.
‘ Mon enfant,
Je serai bref : vous savez que j’ai besoin de repos et que mes occupations sont nombreuses. Pourtant je suis aussi chef de famille et je ne l’oublie pas. Cela comporte un certain nombre de décisions à prendre. Il ne passe pas un jour sans que je réfléchisse au meilleur moyen d’élever mes six enfants et d’occuper mon épouse au mieux. Même si notre famille se trouve dispersée par delà l’Europe et le monde, une chose nous unie et nous unira toujours. Ce sont les liens du sang, le nom que vous portez tous et qui est le mien.
Récemment, votre mère est allée visiter une de ses amies à Paris. Cette dame est une ancienne immigrée française de grand nom qui est rentrée récemment dans son pays. Mais là n’est pas ce qui nous intéresse. Madame votre mère a eu vent par cette amie de l’ouverture d’une institution dans les campagnes de l’île d’Irlande. Elle a immédiatement pensé à vous : c’est la famille d’un noble français qui a eu l’idée de créer cette institution pour parfaire l’éducation des gentilshommes de bonne constitution. Je pense cet endroit particulièrement indiqué à votre égard. J’ai effectué toutes les démarches pour vous y envoyer.
Vous partirez dans l’après-midi suivant la réception de cette lettre. Vous trouverez ci-joint une lettre de l’institution concernée ainsi que le plan du château et le numéro de votre chambre. Vous emmènerez là-bas le strict nécessaire. Vous laisserez le reste de vos effets personnels dans notre résidence. Ils vous seront en partie envoyés par la suite. L’ensemble des domestiques à votre service resteront sur place : vos deux sœurs arriveront d’ici quelques semaines en Grande-Bretagne pour occuper la place que vous laissez vide.
En espérant que mes différentes indications seront respectées.
Fredrik Vaast ‘


(Fin du flashback)

Immédiatement après la réception de cette missive, la demeure de la campagne londonienne se mit à fourmiller. En quelques heures, les bagages du jeune maître furent prêts et il partit dans l’après-midi. Deux jours plus tard, Vulfran Vaast arriva dans le port de Dublin, en Irlande, accompagné d’un valet de chambre et de quatre grandes malles en bois. Ils prirent une chambre dans une auberge de la ville et, exténués par ce long voyage, ne sortirent même pas visiter la ville.

Le lendemain, de bon matin, un cocher vint chercher Vulfran et ses bagages. Le jeune homme partit seul pour un voyage d’une journée à travers l’Irlande, jusqu’à arriver dans une région de lacs et de collines verdoyantes. Le ciel était bleu et dégagé mais le vent soufflait fort dans ces contrées encore inconnues pour le hollandais. Au détour d’un chemin, un immense manoir apparut alors. Nous étions en fin d’après-midi et, à l’arrière de la voiture, Vulfran eut un demi-sourire.

« Ca y est, nous voilà donc arrivés… Perdue en pleine campagne irlandaise. Je comprends pourquoi cette institution semblait si adaptée à ma personne selon mon père, se dit le jeune homme. »

Au vu du vent important qui soufflait à l’extérieur, Vulfran Vaast demanda au cocher de descendre rapidement ses bagages devant la porte du manoir : il enverrait des domestiques s’occuper des malles dans les minutes qui suivent. Et, sans retenir plus longtemps le cocher, il décida d’entrer dans le manoir qui semblait pour le moins impressionnant et plutôt lugubre... Il ouvrit seul la porte –où étaient donc les domestiques ?- et passa la tête pour observer le hall de sa nouvelle demeure. Il avait eu le temps de lire rapidement les instructions qui accompagnaient la lettre de son père. Apparemment, ce lieu était une sorte d’école où on devait suivre les cours de différents professeurs en compagnie d’autres jeunes…

Au premier coup d’œil, le jeune hollandais remarqua que le hall semblait bien vide. Pour lui qui était habitué à avoir une demi-douzaine de domestiques continuellement à ses services –majordome, valets de chambre, cocher, cuisinières, palefrenier, …-, la vision d’un hall quasiment vide était des plus étranges. Pourtant, au milieu de la pièce se trouvait un homme. Tout en fermant rapidement la porte silencieusement et en remettant ses vêtements –un pantalon noir et une redingote de la même couleur cachant en partie une chemise blanche, en dessous d’une chaude cape de voyage- en place après ce long voyage, Vulfran l’observa. Il n’avait rien de spécifique au premier regard, à part peut-être cette chevelure d’un blond presque blanc. Le hollandais se demanda alors si ce n’était pas justement ces cheveux si particuliers qui éclipsaient toutes les autres particularités du jeune homme.

La personne qui se trouvait déjà dans le hall du manoir lors de l’arrivée de Vulfran ne semblait pas l’avoir remarqué. Ou alors peut-être l’ignorait-il. En tout cas, Vulfran s’approcha à petit pas de cet homme. Un sourire s’était dessiné sur ses lèvres. Soudain, dans un éclat de rire, il parcourut les derniers mètres qui le séparait de ce corps aux cheveux si particuliers et, sautant, s’agrippa à son dos en hurlant :

« BOUH ! »
Le jeune Vaast éclata alors d’un rire pur et cristallin tandis que les deux personnes se retrouvaient à terre. Avant même que sa nouvelle rencontre ne se relève, Vulfran était déjà debout et dit alors :
« Alors, je vous ai fait peur ? »
Il eut un sourire éclatant et ajouta :
« Excusez-moi pour cette entrée. Mes bagages attendent dehors. Vous pouvez vous en occuper… »
Il voulut rajouter ‘mon brave’ mais il se retint : les domestiques, ici, n’étaient pas encore habitués à ses frasques et il voulait encore leur réserver quelques surprises.

[Je crois que Vulfry a trouvé le meilleur moyen de mourir rapidement.... XD]
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Harlem Nao




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MessageSujet: Re: ¤[Un reflet de Lune]¤   Jeu 6 Mar - 11:36

Seul dans le grand hall, Harlem se dit qu’i allait enfin pouvoir être tranquille. Mais quand on s’appelle Harlem Nao et qu’on est un jeune vampire en quête de solitude, forcément, on est JAMAIS tranquille. Harlem n’avança donc PAS vers cet homme étrange (faut pas pousser, non plus, Harlem va pas bouger son joli derrière pour quelqu’un XD).

Le jeune vampire se contenta donc de faire comme si de rien était, regardant le plafond du hall. Il était somptueux. Sur ça, Harlem ne pouvait pas jouer les mauvaises fois. Il se contentait de regarder le plafond. Mais enfin, l’étrange énergumène qui venait de le pousser à terre peu avant, non sans un regard noir, lui demanda cette fois de lui apporter ses valises.

Là, il vit rouge. Extérieurement, Harlem semblait étrangement calme. Il ne clignait même pas des yeux, et fixait un point invisible, semblant comme autre part. Mais intérieurement, c’était la guerre. Une petite voix, à l’intérieur du jeune homme, l’implorait d’exécuter de petit effronté un peu trop hautin. Une autre voix conjurait Harlem de se calmer, et de ne pas se laisser faire, de résister.

Mais, allez savoir pourquoi, Harlem ne résista pas longtemps (comme s’il en avait déjà eu l’intention =D !) et avança d’un pas raide vers le jeune homme, et lui décocha un coup de poing, dans les règle, en plein dans la mâchoire. Le bruit d’os brisé envoya des frissons droit dans la colonne vertébrale du jeune tueur, qui se vit ravir de cette sensation.

Et, une fois qu’il eu fait ce qu’il devait faire, il alla s’assoire sur les marches de l’escalier le plus proche, fixant l’homme à terre, avec un petit sourire narquois au visage.

Comme une provocation secrète.


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