Henrick Arwed Lennartsen Elève

Inscrit le : 12 Avr 2008 Messages : 12 Humain ou vampire : Humain, voyons donc Age du perso : 18 ans
 | Sujet: Henrick Arwed Lennartsen Dim 13 Avr - 11:17 | |
| Nom : Lennartsen
Prénom : Henrick Arwed
Humain ou vampire : Un vamp... quoi ? Je suis Humain, voyons donc.
Age : 18 ans
Loisirs : Henrick ne sait pas réellement s'occuper. Habitué à vivre en solitaire, il affectionne principalement la lecture, mais ne rejette jamais la proposition de faire de l'escrime. Il aime bien faire d'autre chose, dont parfois du piano, mais se lasse rapidement, si bien qu'il n'en joue en fait que occasionnellement. Il lui arrive quelque fois de rêvasser, assis quelque part, mais cela ne dure jamais bien longtemps. Il a le don de s'ennuyer facilement, si bien qu'il va facilement finir le nez dans un livre, ignorant superbement les autres.
Orientation sexuelle : La question est intéressante. Henrick renie tout intérêt pour la gente masculine, puisqu'il sait parfaitement que cela ne fera qu'empirer les choses entre lui et son père. De ce fait, le Suédois clame haut et fort qu'il n'est pas homo ou même bi.
Nationalité : Suédois
Description physique : Rien qu'a voir, Henrick donne une affreuse sensation de froideur. Il n'y a presque jamais le moindre sourire sur ses fines lèvres, de même que ses yeux bleus sombres n'expriment jamais grand chose, sauf une grande dose d'indifférence et de mépris. De son petit mètre quatre-vingt dix, le jeune Suédois a une stature un peu imposante. Il n'est pas tellement musclé, mais étant de base assez carré d'épaules, il donne cette impression d'être plus musclé que la réalité. Etrangement pour un jeune nordique, il est un peu bronzé et n'aborde pas cette peau extrêmement pâle que peuvent avoir les autres jeunes. Sans nul doute est-ce du au temps passé hors des murs du manoir familial. Sa chevelure blonde tombe en mèches disparates de part et d'autre de son visage, cachant parfois son regard sombre. Il n'est pas rare de le voir remettre une mèche derrière son oreille, puisque cette dernière l'ennuie à être devant son regard. D'un aspect plus vestimentaire, Henrick fait ressortir son côté noble, ce qui laisse peu d'ambiguïté possible. Il semble faire un point d'honneur de sa tenue, et veille toujours être bien et correctement vêtu. La moindre trace de saleté ou la moindre déchirure fera que, instinctivement, il jettera le vêtement ne correspondant plus. Par contre, il préfère de loin se battre en simple chemise, qu'avec la contrainte de porter une veste ou une cape sur son dos.
Description psychologique : L'habit ne fait pas le moine, et encore moins le caractère d'Henrick. Celui qui le traitera d'égoïste égocentrique, imbu de lui-même, tout en étant narcissique, mesquin et froid ne connaîtra pas le jeune Suédois. Il est vrai qu'il est froid, mesquin et glacial envers les autres, mais Henrick s'est forgé ce caractère pour plaire à son père. Qu'importe ce que les autres peuvent penser de lui, de son caractère, de sa froideur, la seule chose que souhaite réellement Henrick, serait d'être ne serait-ce qu'un peu, reconnu par son père. Ayant passé le plus clair de son temps entre un livre, un cours particulier et les études, le jeune Nordique n'est pas un exemple de sociabilité hors norme. Il n'a jamais réellement fréquenté d'autres jeunes, si bien qu'il ne sait pas comment s'approcher, et que les bonnes manières qu'il connaît pourtant, ne le fond que paraître plus distant qu'autre chose. De ce fait, maladroit et mal à l'aise en société, le jeune homme aura tendance à préféré la solitude à la compagnie.
Cultivé et intelligent, le jeune Nordique est souvent très terre-à-terre. Aucune imagination, aucun esprit créatif, juste une logique poussée l'extrême, une vivacité de raisonnement suffisamment présente pour qu'il sache plus se servir de ses neurones que de son épée. Henrick aime aussi bien être assis avec un livre, qu'être quelque part, une épée en main. Il est bon escrimeur, mais ne le fait pas pour améliorer son escrime, plutôt pour simplement se défouler. Comme tous jeunes de son âge, il a besoin de se défouler, mais il ne sait pas le faire autrement qu'en faisant de l'escrime. De ses longues années d'expériences, le jeune adolescent a également acquis quelques bons réflexes, et une notion importante : la notion de survie.
D'une nature calme, il est extrêmement rare de voir Henrick pleurer, crier ou hurler. Il joue l'insensible, cache avec facilité ses sentiments, et pas seulement aux autres. Même pour lui, se connaître n'a rien de simple et évident. Borné et têtu, il n'est pas rare qu'il reste fermement ancré sur ses positions refusant simplement d'admettre son erreur, à moins que ce soit plus une peur de ce que peut signifier cette erreur.
Autre (toutes particularités à faire ressortir de votre personnage) : * Henrick est limite asocial * Henrick sait très bien manier l'épée * Il rejette aussi toute idée qui pourrait faire empirer les relations entre lui et son père, d'où, il refuse et repoussera toute relation autre que de l'amitié.
Histoire : « Bon à rien ! »
A peine six ans, mais aucune enfance digne de ce nom. Quand on appartient à une des familles nobles de Suède, qu'importe l'âge, nous ne sommes jamais un enfant. Pas même à six ans. Henrick aurait du le savoir. Comme il aurait du savoir qu'il entendrait encore cette horrible remarque. S'il écoutait son grand-père, il n'était qu'un gamin insupportable et pleurnichard, pour son père, ce n'était qu'un bon à rien, une nuisance. Ce qui ne leur plaisait pas ? Sa sensibilité encore enfantine, son caractère doux au point de se laisser marcher sur les pieds. Il n'était pas l'héritier qu'ils auraient voulu.
« Qu'est-ce que tu fais encore ici ? Va donc voir ta grand-mère au lieu de traîner dans mes pattes. »
Sans un mot, sans même une parole pour signaler son départ, l'enfant laissa ses pas se déplacer silencieusement sur l'épais tapis qui jonchait le sol. Il connaissait les motifs rouges sombres qui l'ornait. Mais cela n'était pas important, n'est-ce pas ? Retenant encore son envie de pleurer le temps qu'il referme la porte du bureau de son père, l'enfant finit par sentir une de ses perles d'eau glisser sur sa joue. Passant rapidement sa main dessus, le petit enfant se précipita vers le salon, où il y aurait sans nul doute la seule personne assez aimante envers lui.
« Grand-mère ? » murmura le petit Henrick en poussant la porte du salon.
« Rentre donc, Henrick. » répondit une douce voix, faisant sourire l'enfant. Dans ce monde de froideur qui l'entourait, le petit Suédois avait trouvé comme seule personne aimait l'avoir près de lui, l'aimant simplement, avec ce caractère enfantin, doux et curieux. Le petit enfant n'hésitait pas à questionner sa grand-mère, tandis qu'il restait toujours plus silencieux, renfermé face à son père, ou même son grand-père.
« Qu'est-ce qui s'est passé, Henrick ? » demanda d'une douce voix la vieille femme, tout en prenant le jeune enfant près d'elle. Elle savait parfaitement que l'enfant n'aimait pas ce froid sans nom que lui manifestait le reste de la famille. Mais il était encore trop jeune pour comprendre pourquoi cette froideur existait. Alors elle restait à côté de lui, le réconfortant, l'aimant, tout simplement.
« Mon professeur d'escrime s'est plaint de moi. Je ne travaille pas assez selon lui et il a dit que je ne faisais pas d'effort pendant les cours. » Le regard bleu clair de l'enfant se remplit à nouveau de larmes, qui finirent par couler, tandis que l'enfant était doucement enserré par les bras rassurant de sa grand-mère.
~~ Henrick a sept ans et demi~~ « Dis, grand-mère, pourquoi Père ne m'aime pas ? »
La vieille femme posa doucement sa broderie, avant de poser son regard sur son petit-fils. Henrick était suffisamment grand pour se rendre compte de cela. Mais elle aurait toujours préféré qu'il ne le comprenne pas. Pour qu'il n'ait pas à souffrir. Elle aurait préféré qu'il reste ce petit garçon, un enfant qui ne grandirait pas, qui resterait toujours aussi innocent.
« C'est vrai que c'est parce que Mère est morte à cause de moi ? - Ne dis pas de bêtises, Henrick. Ta mère n'est pas morte à cause de toi. Où es-tu allé chercher cette idée ? »
Baissant lentement le regard, l'enfant marmonna faiblement une réponse, comme quoi il avait entendu son grand-père le dire. Soupirant, la vieille femme attira l'enfant vers elle et le fit s'asseoir à ses côtés.
« N'écoute pas toujours ton grand-père. C'est un vieil homme qui ronchonne souvent. C'est vrai que ta mère est morte quand tu es né, mais tu n'y peux rien. Henrick, tu n'es pas fautif. »
~~ Henrick a neuf ans ~~ « Henrick, arrête donc de chouiner ! Tu es de pire en pire. -Désolé, Père. »
Désolé. De ne pas être comme le souhaitait son père, de ne pas être le fils idéal, et de ne plus être qu'un très jeune adolescent qui venait de découvrir la solitude constante. Il en voulait farouchement à sa grand-mère d'être partie sans lui. De l'avoir abandonné avec pour seule compagnie son père, son grand-père et ses professeurs. Seul sa colère avait su le faire tenir un peu, tant il était dévasté. La solitude le pesait, et l'absence de la seule personne qui avait su rassurer ses peurs n'arrangeait pas son état.
« La prochaine fois que tu agis ainsi, tu seras puni. Tu es totalement insupportable ! - Bien, Père. - Va. Il est l'heure de ta leçon d'anglais. »
~~ Henrick a dix-sept ans et demi~~ Le jeune Suédois s'ennuyait. Il ne savait pas comment il avait fait pour se retrouver ici. Mais en tout qu'à, il n'avait pas le choix. Il valait mieux pour lui ne pas se faire remarquer, faute de quoi cela n'irait pas encore à son excessif de père. Les relations entre le père et le fils avaient empiré avec le temps. Ce qui était autrefois un simple rejet n'était maintenant plus qu'une haine complète et dont le jeune adolescent ne pouvait pas douter. L'enfant qui avait fait tant d'efforts avait laissé place à un adolescent frigide. Simple froideur pour se protéger de toute souffrance que pouvait faire son père. Simple froideur protectrice pour éviter les punitions, qui avaient parsemé sa vie et que le jeune adolescent haïssait. Il savait qu'il aurait du détesté son père, mais cela était bien impossible. Malgré toute la froideur dont son père avait fait preuve, malgré son manque d'amour, malgré sa haine, Henrick l'aimait... Un peu...
Le jeune Suédois avait, jusqu'à maintenant, réussi à éviter toutes les filles à marier qu'on souhaitait si avidement lui présenter. L'horreur complète. Mais il allait devoir se motiver et faire semblant d'être ravi de voir des demandes en mariage de jeune inconnues à peine plus âgées que lui. Comme s'il avait envie de se marier et de perpétuer le nom des Lennartsen. Mais avait-il seulement le choix ? Lâchant un profond soupir, le jeune noble se leva et posa son regard sur les couples qui évoluaient sur la piste de danse. Il allait falloir qu'il se traîne jusqu'à là-bas ?
« Que fais-tu seul, ici, Henrick ? - Je respirais avant de me jeter dans la fosse aux lions. »
Sans jeter le moindre regard vers son père, le jeune Lennartsen le planta sur place, s'avançant d'un pas tranquille vers le reste de la salle. Il verrait les remontrances de son père plus tard.
Henrick lâcha un profond soupir. La soirée était catastrophique. Son caractère odieux faisait qu'il traînait plus facilement seul qu'avec le moindre autre jeune, le regard noir que son père lui avait jeté expliquait bien les ennuis dans lesquels il était. Jetant un regard au ciel qui s'étendait devant son regard, le jeune garçon se sentait davantage perdu qu'autre chose. Il ne comprendrait pas pourquoi il devait y avoir tant de contrainte dans sa vie. Juste parce qu'il était l'héritier d'une famille noble ? Seulement pour ça, on devait détruire la vie de ces gamins qui n'avaient rien demandé ?
Perdu dans ses songes, le jeune adolescent ne vit pas l'autre jeune s'approcher. La démarche un peu féline, tel un animal ayant trouvé une proie attirante et plaisante, était suffisamment silencieuse pour ne pas être entendu par le rêveur. Il avait trouvé amusant comment le jeune homme repoussait tout le monde, il l'avait trouvé attirant avec son malaise quand on lui avait mis une demoiselle entre les mains pour qu'ils dansent. Tellement maladroit que cela était amusant. Surtout avec son caractère de cochon. Il l'avait amusé, attiré. Maintenant, il allait devoir en assumer les conséquences.
« Bonsoir » murmura-t-on doucement, surprenant Henrick. Se retournant vers la personne qui venait d'interrompre ses pensées, Henrick posa son regard vers le jeune homme lui tenant face. Se contentant d'un simple hochement de tête en guise de salutation, le jeune Suédois ne prêta pas plus attention à l'autre, ne se demandant même pas pourquoi il était là aux vues des esclandres de la soirée.
Mais la froideur du jeune noble ne suffit pas à faire partir l'autre jeune. Non, il semblait bien motiver à le faire parler, et finit par arriver à lui faire décrocher quelques paroles. Certes, cela semble bien peut, mais au vu d'Henrick, c'était déjà un bon point. Les mots s'échangeaient, ou plutôt Henrick écoutait d'une oreille distraite le Français, qui faisait une longue conversation, avec un bon nombre de sous-entendus peu discrets, mais que le jeune Suédois ne comprenait pas. Ce n'était pas qu'il ne les comprenait pas, mais plutôt qu'il ne s'en rendait pas compte. Il n'avait jamais prêté la moindre attention à ce genre de propos -et accessoirement n'en avait jamais entendu-, si bien qu'il ne les saisissait pas, au grand désarroi du Français. Finissant par perdre patience, et se demandant si Henrick ne le faisait pas exprès, le jeune Francophone se rapprocha suffisamment du Suédois, pour pouvoir plaquer ses lèvres sur leurs consoeurs. Surpris par le geste, de même que par l'idée, le jeune Nordique n'entama même pas le geste pour repousser le Français. Non, stoïque, il se laissait faire, totalement surpris. La stupidité d'Henrick fut telle que l'autre en profita, après tout, il n'y avait aucun problème, non ?
Comme toujours, c'est dans les pires moments qu'arrive LA personne qui ne doit pas être là. Et pour le jeune Suédois, il n'y avait qu'une personne qui ne devait pas venir. Son père. Mais l'adolescent avait d'autres soucis en tête que l'idée que son père sortirait aussi et irait aussi dans ce coin précis du parc. Mais avec la veine qu'avait l'adolescent, ce fut ce qui se passa. Complètement tétanisé sur place à l'idée que son père pouvait le rejeter et/ou le renier le Nordique ne bougea plus, figé, lorsqu'il vit son père, complètement furieux. Il ne l'avait jamais vu dans cet état, et il devait l'admettre, c'était effrayant.
« Bon sang, mais qu'ai-je fait pour avoir un fils comme ça ??!! » Hurlements. Cris. Henrick ferma les yeux, sentant qu'il allait s'effondrer d'ici peu. Son père avait toutes les raisons d'être furieux, mais il savait que rien, jamais rien ne pourrait rattraper la situation. Et laisser la moindre larme coulée n'aurait rien arrangé. Alors il fallait qu'il supporte les coups, sans chouiner, parce que cela aurait rien arrangé.
Si les relations entre le père et le fils avaient été froides, elles étaient désormais frigides. Ils évitaient radicalement de se trouver dans la même pièce au même moment, et la seule rencontre de ce type qui eut lieu fut lorsque l'adolescent appris qu'il quittait la Suède d'ici deux semaines, pour aller en Irlande, plus précisément au manoir d'Istravel. |
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