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Un manoir, des vampires, une école pour garçons au XIX° siècle.
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Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]

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Roy Turner
Elève



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MessageSujet: Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]   Lun 28 Jan - 14:39

L'aube pointait tout juste le bout de son nez sur la terre, encore glacée par la nuit, de la bonne terre d'Irlande. La pluie ne tombait pas ce matin-là, et toute trace d'un quelconque vent, s'était évanouie avec l'arrivée des premiers rayons du soleil du mois. Le ciel était teinté de bleu et de violet, deux couleurs limpides, mais froides, qui annonçaient l'arrivée de l'astre du jour et de ses merveilles. L'heure des cours n'avait pas encore sonnée dans l'école, et beaucoup de gens dormaient encore, cependant, une silhouette s'était glissée hors de son lit bien plus tôt que prévu, parcourant les couloirs encore emplis de froideur de cette immense bâtisse. Ce n'était peut-être pas autorisé de se déplacer ainsi, mais il n'avait pu tenir plus longtemps, seul dans cette chambre où aucun autre collocataire n'avait mis les pieds. Déjà habillé, voilà que Roy parcourait les couloirs assombris et plongés dans le silence, pour se rendre en une salle qu'il avait déjà eu le plaisir de visiter brièvement : la salle de Musique. Il l'avait découverte la veille au soir et s'était promis d'y retourner car il y avait là un objet qui l'intéressait : le piano.

Longeant les murs à pas de loups pour qu'aucun professeur ou membre du personnel ne le surprenne, le jeune homme descendit les escaliers tranquillement pour se rendre au premier étage. Regardant partout avec prudence, cette escapade n'était pas sans lui rappeler ses brèves sorties du domicile de son oncle pour aller simplement observer les étoiles au dehors, la nuit. Aucun domestique ne l'avait jamais arrêté, cependant, le propriétaire de la maison l'avait surpris plus d'une fois à désirer s'extraire d'entre ces murs pour s'évader ne serait-ce qu'un instant. Pure folie que cette idée : son oncle n'était pas le genre d'homme à laisser filer sa proie. Ou du moins, sa "poule aux oeufs d'or", comme il se plaisait à surnommer le jeune homme, ne devait en aucun cas s'attendre à s'échapper. En fait, le bourgeois n'avait rien trouvé de mieux que de s'en débarasser après avoir fait main-basse sur la fortune de ses parents décédés. C'était un fait : lorsqu'il sortirait de cette école où personne ne viendrait le chercher, Roy serait probablement sans le sous.

Jetant un dernier regard autour de lui, il poussa délicatement la porte de la salle, qui ne fit aucun bruit qui eut pu le faire remarquer. Fort heureusement et comme il l'avait pensé, personne ne se trouvait à l'intérieur. Refermant l'ouverture, le jeune homme s'avança en poussant un soupir rassuré. Il ne serait pas discret lorsqu'il commencerait à taporter sur les touches et en était pleinement conscient, cependant, jouer du piano était une chose dont il ne se serait privé pour rien au monde. Qui plus est, dans cet endroit, il n'avait plus besoin d'arborer ce visage si froid... ou du moins, n'y prêtait plus la moindre attention. C'était la mélodie qu'il avait composé, cette froideur. Avec le temps, les coups et les hurlements de fureur, il n'avait pu faire autrement... Il n'était ni avenant, ni même chaleureux, juste un corps qui se déplaçait, ayant oublié grâce aux méandres du temps ce que la joie pouvait signifier, ce qu'une promesse d'avenir pouvait engendrer.
Faisant abstraction des lieux où il se trouvait, voilà qu'il approchait timidement de l'instrument qui semblait attendre que quelqu'un vienne lui rendre visite.

Prenant place devant lui sans brusquerie, le jeune homme le contempla durant un court instant, se demandant s'il pouvait ne serait-ce que simplement toucher à cette merveille, si ses doigts glacés pouvaient ne serait-ce qu'en effleurer les touches blanches et noires... Tout objet avait une âme, Roy en était intimement convaincu, et chacune de ces âmes entremêlait les sentiments de ceux qui utilisaient, voire protégeaient ces objets. Les émotions étaient quelque chose de fort pour un artiste, quel qu'il fut, quel que soit son domaine de prédilection, et quel que soit son niveau.
Roy se plaisait à jouer de cet instrument lors des moments où son esprit ne faisait plus qu'un avec de mauvais souvenirs. Autrefois, sa mère avait été une virtuose, mais ne l'avait que trop peu montré pour s'intéresser à la vie mondaine. Comment pouvait-on délaisser le piano pour s'adonner à de tels jeux de personnalités clinquants ? Son fils n'avait jamais pu connaître la réponse à cette question, et ne la connaîtrait probablement jamais. Peut-être ne voulait-il simplement pas le savoir ? Ce devait être cela.

Dévoilant les touches de l'instrument qui attendait toujours avec autant de sagesse, le jeune homme décida de se passer de partitions pour cette fois. Il était des airs qu'il connaissait assez bien pour ne pas avoir de bases sur lesquelles se poser. Il était temps d'apprendre à connaître ce piano et de faire retentir avec le soleil levant, quelques notes douces et mélodieuses. D'abord, il se contenta de tapoter au hasard, faisant émettre enfin le son de la voix musicale. C'était un son particulier à entendre, une vibration, un éclat à l'état de musique.
Le morceau qu'il s'apprêtait à jouer se nommait "A travers la Douleur". C'était un morceau qu'il avait retrouvé un jour dans les armoires poussiéreuses de son oncle, et dont la partition avait été dure à déchiffrer. Après un temps de travail relativement long, Roy y était parvenu, même s'il ne connaîtrait jamais l'auteur de cette mélodie. Car de nom il n'y avait pas, juste un titre qui en disait déjà long sur l'état d'esprit de la personne qui s'était plue à le composer. Le jeune homme lui, se l'était approprié.

Quand le premier rayon du soleil transperça la surface de l'horizon, la mélodie s'éleva dans la pièce, se répercutant contre les murs, et envahissant peut-être l'extérieur d'une douce tranquilité. L'Irlande vivait là un réveil d'une douceur extrême.
Les doigts de Roy glissaient et sautillaient sur les touches avec une dextérité qui n'admettait pas de maladresse. Jouer ainsi le rendait bien moins froid, un peu comme s'il se dévoilait à travers la musique, comme si toute la peine se dégageant de lui s'envolait pour être transportée vers le soleil qui apparaissait. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour apprivoiser l'instrument... mais alors que la dernière note était sur le point d'être jouée, le bruit de la porte le tira de ses pensées et il stoppa net, ses yeux bleus se rivant vers la personne qui venait d'entrer.
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Fye.D Flowright
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MessageSujet: Re: Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]   Mar 29 Jan - 17:01

Sa tête reposant en un coussin moelleux, enfouis dans ses draps il ouvrit un oeil avant de se redresser lentement, sa main en appuie sur le matelas. Il finit par s'étirer paresseusement, mais bien reveillé, ouvrant de grands yeux saphir éclatants. C'était sa première nuit dans le manoir d'Isravel! Ses yeux perçant à travers les grandes fenêtres le ciel s'imprégnait de froides couleurs lentements. Les pâles nuages absorbant leur essence, comme l'on recueille de l'encre déversé par inadvertance, sauf que dans ce ciel les nuages étaient dominés par l'étendue de la Nature du temps. Affichant un grand sourire en étouffant un baillement, Fye passa la main dans ses cheveux, il ressentit un plaisir enfantin face à la manifiscense de ce temps qui lui plaisait bien mieux. Bien que sa nuit avait été agité par de bien sombres souvenirs, qu'il n'avait que peu dormit, il préféra ne pas y repenser et tourner son attention sur cette nouvelle journée qui naissait.Les effluves de sang persistait encore violement dans la prunelle de ses yeux... Même s'il était encore bien trop tôt, une envie de visiter un peu les lieux le tirallaient tant qu'il ne pouvait se résoudre à la faire taire. Il n'avait pas le devoir de se rendre avant un bon moment dans l'infirmerie, alors autant en profiter! Se glissant délicatement hors du lit, posant ses pieds sur le sol avant de s'avancer à pas gracieux vers la fenêtre, l'ouvrant pour laisser entrer la douce fraîcheur matinale. Il demaura un instant à comtempler le vaste paysage brumeux et encore plongé dans ses songes passées, l'Irlande sommeillait encore et ce temps pluvieux en dissuadait plus d'un se s'aventurer au dehors. Bien que l'astre du jour sembla de nature bien plus rayonnante aujoud'hui, chasserait il donc les cordes cristallines monotones des temps grisâtres? Quoi qu'il en soit, Fye se décida dans un entrain rayonnant à s'attéler à sa toillette pour ainsi partir dans un exploration bien présice. Les notes claironantes de la pluie de la nuit passé lui avait inspiré bien d'autres mélodies...Le son distingué et clair d'un piano. Et ce hant là, l'avait préserver de sa mémoire funeste, il fallait qu'il se raccroche à quelque chose pour ne plus y penser... Hors il avait fort heuresement repéré la salle de musqiue à son arrivée fanfaronante! Il frissona légèrement, sa peau diaphane carressé par le soufle du vent, il se saisit des rideaux bleu nuits et les tira à regret d'un geste sec.

Il demeura un instant, aggrippé à leur velour soyeux, ses yeux perçant à travers le tissus pour s'attarder dans l'immensité du ciel. Il deserra son étreinte forcé, laisant ses bras retomber le long de son corps. Les traits de son bustes fins, éclairement par interlitences selon les balancement vaporeux des rideaux.Il finit par s'éloigner de celle-ci, pour mettre un terme à la morosité qui le prenait. De nature curieuse, il voulait continuer sa découverte des moindres recoins du manoir,et ne s'arrêterait pas à cette seule salle, mais cette découverte passait en priorité! Prenant un soin particulier et soigné à se préparer, s'en oublier de se couvrir en fonction du froid qui hanté les couloirs tôt le matin, il fit des vas et vients tout au long de la pièce pour terminer sa besogne. Il fut dans les couloirs assez rapidement, avançant à pas enjoués parmis les pâles émanations spectrales des lueurs dicrètes. Contournant les coudes, et les interminables chemins... Laissant son regard parcourir les oeuvres accrochés au murs sombres. Suivant le chemin, guidé par l'instinct de ses pas, ayant parfaitement mémoriser la route à suivre, il n'hésitait pas un instant. Arrivé au coeur, d'un chemin en croix, alant s'élncer dans la direction à prendre, il se figea sur place cmme pétrifié, une mélodie venait de retentir. S'entremélant en toute sa splendeur et sa délicatesse....Qu'elle personne jouait donc de façon si mélancolique et avec autant de talent? Reprenant le rythme de sa marche, il ne se fiait plus à sa mémoire viseulle mais au chant doux et triste qui résonnait de part en part...Elle faisait frisonner les murs, sursurer le passé de ce lieu, éveiller les contes et légendes des siècles ancestraux. Instinctivement, ses pas cessérant devant l'entrebaillement de la porte, s'en approchant à pas silencieux. Certains, les humains du moins trouvaient recueillements et reconforts au seins de lieux religieux, s'étendant dans les resonances des murmures et des prières. Mais Fye, lui ne trouvait que l'épenchement de ses sentiments et l'éveil aux songes dans l'Art divin du piano...Ses mains posé sur un clavier, alors qu'il se laissait porter par le morceau désirée , le monde pouvait bien se défaire rien ne pouvait l'arracher à ce doux songe. Il posa sa main contre la porte, la poussant doucement, en priant pour qu'elle ne vienne pas briser un son aussi enchanteur...Mais manque de bol, elle se manifesta dans un grincement bruyant. Malgré ses précautions et sa délicatesse, ce bruit resonna les parois de la pièce au plus profond de ses entrailles.Bon certes son entreprise s'avéra être un échec, car la porte n'était pas d'accord avec son intention d'être discret... Ellene s'était pas géné pour le lui indiquer! Le jeune garçon avait pivoté pour lui faire face, à première vue il devait être âgé de 16 ans, un élève...Il avait gardé un silence imperturbable! Fye croisa les yeux de celui qui jouait si bien, un jeune homme certes, mais aussi un être humain. Ce dernier c'était soudainement interrompu, comme surprit en des confessions intimes...Le vampire blond se glissa à l'intérieur, demeurant pourtant sur le seuil de la porte, se passant la main dans les cheveux.

"Je suis confus...J'osais espèrer que la porte n'emettrait aucun son..."

Il s'excusa d'un ton doux et polie, un sourire sur ses lèvres. Il parvint finalement ausein de la pièce, le battant se refermant en un souffle puissant derrière lui. Cette pièce avait retrouvait une vivacité rare grâce au jeu parfait du jeune homme. Mais ce fut éphémère car le chant avait cessé pour laisser de nouveau la froideur s'impregnait dans l'espace vaste et silenceux.

"Vous jouez divinement bien..."

Il s'aprocha du jeune homme sans oser prendre place sur le tabouret libre qui se situé aussi en face du piano aux côté de l'élève. Il porta son regard sur les touches soyeuses, les effleurant à peine. La pièce était faiblement éclairé par des chandelles, qui ne devaient servir qu'à de rares occasions...Cela faisait un temps cruellement long qu'il n'avait pas pu jouer du piano, et le vide vertigineux qui s'était creuser en lui marquait le manque qui en avait découlé.


"Il est rare pour moi de racontrer d'autre personne qui soit éprise de cette même passion...En particulier avec un talent tel que le votre.."


Ce jeune homme dégagé une fougue, mais aussi une impression d'abbandon...Le jeune homme porta ses yeux vers ls partitions qui travait sur un table basse, s'en saisissant il les parcourut du regard...Son sourire se voila un court instant de tristesse, les ombres fantômatiques au reflet irisé des vitraux de la grande fenêtre voilant ses expressions, les ombres refletées par les flammes dissimulérent son visage en les ténèbres. Ses méches blondes retombant en voile devant l'étincelle saphir de ses yeux, dissimulant ainsi tant de tristesse. S'aperçevant de son trouble et de ses gestes carressant sur les touches sans oser les laisser s'exprimer, il retourva son sourire, il ne s'était que voilé un instant si court qu'il fut mpossible de l'entrevoir véritablement sans croire à une chimère quelconque.

"....Je ne me suis pas présenté, veuillez m'excuser, je me nomme Fye D.Flowright...Puis je connaître le nom du virtuose?"

Etrangement, il était envahit par les fleurs désormais fanées du temps de son vivant, lorsqu'il jouait sans entrave...Certes, son talent était encore intact mais il y avait bien plus de souffrance. Si bien qu'il pouvait la déceler chez un autre artiste, et ce jeune homme là caché tant de mystères noircis en son coeur pourtant encore pur et chaste. Il ne pouvait se troper, sa façon de jouer en était la preuve formelle. Il regarda un instants ses mains aussi blanches que les éclats de la blanche neige, toujours délicatement posé sur le clavier sans oser le toucher vraiment...Son sourire avait retrouver son éclat, alors qu'il ortait ses mains des touches blanches et noires...Mais ne dit on pas que le plus beau des sourires dissimule les plus grand tourments? Il tourna de nouveau ses yeux vers le jeune homme, plongeant ses yeux en les siens.La silhouette de cet enfant était frêle et fragile, sa peau tendre et blanche éclairé par son regard d'un bleu proonfond...Mais ses yeux, était si froid et douloueux pour son jeune âge...Cette mélodie, elle avait étrangement resonné comme un appel, comme l'épepenchement d'une douleur insoutenable.
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Roy Turner
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MessageSujet: Re: Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]   Mer 30 Jan - 17:27

Pendant un instant, Roy songea à se redresser rapidement de son tabouret pour s'incliner devant la personne qui venait de pénétrer dans la pièce, mais se ravisa aussitôt. Il n'avait pas eu le réflexe de saluer à temps et demeurait totalement immobile sur son siège, impassible, bien que son regard dur ne dévoilât quelques unes des émotions qui traversaient son esprit à cet instant. Il n'avait encore jamais vu cet homme qui s'avançait avec autant de grâce devant lui. Qui était-il ? Un élève ? Un professeur ? Quelqu'un d'autre ? Le jeune homme l'ignorait, mais n'osait pas non-plus le lui demander, se contentant de hocher légèrement la tête pour que l'on ne lui dise pas simplement qu'il était disgrâcieux et impoli. A dire vrai, il s'attendait à être mis à la porte de la salle... Peut-être s'agissait-il d'une personne qui avait été réveillée par le vacarme du piano ? Et qui ne supportait peut-être pas la musique au point de venir lui faire part de son mécontentement ? Autant de questions qui demeuraient sans réponse dans la tête du pianiste, mais qui trouveraient peut-être une signification rapide s'il y avait un échange verbal entre eux.
Il était... confus ? Un peu surpris par cette remarque qu'il n'attendait pas, Roy pencha légèrement la tête sur le côté, son visage froid laissant s'afficher une expression plus détendue, bien que toujours aussi peu souriante. Avec ce sentiment qui l'habitait, il en avait oublié de souhaiter le bonjour... Malgré l'air détâché et serein de l'inconnu, le jeune homme n'en demeurait pas moins méfiant de savoir ce qu'il lui voulait.

S'en suivi alors quelque chose à laquelle il ne s'attendait pas : des compliments.
Clignant des yeux, il tourna alors la tête derrière lui, comme pour voir si l'on ne s'adressait pas à quelqu'un d'autre, fait idiot puisqu'il était la seule autre personne présente dans cette pièce. Habituellement, et même si l'on savait son talent indéniable, on lui aurait plutôt dit de cesser ce tintamarre et de disparaître de la vue des gens sans tarder. Ici, ce n'était pas le cas, et l'homme qui venait de s'approcher de lui pour effleurer de ses doigts fins les touches du piano, le lui prouvait en répétant ces bonnes paroles si peu habituelles à son oreille de musicien. D'après ce que Roy pouvait comprendre, l'homme blond devait s'intéresser à l'instrument lui aussi... Un pianiste ? C'était probable lorsque l'on apercevait à quel point il semblait nostalgique rien qu'en laissant ses iris bleus danser au rythme des portées inscrites sur un cahier posé sur la table juste à côté. Toujours aussi intrigué, le jeune élève ne bougeait pas d'un pouce, se demandant s'il ne devait pas simplement s'en aller pour céder la place à son mystérieux interlocuteur. Etrangement, il n'osait ouvrir la bouche, trop habitué qu'il était à ne pas se lancer dans de trop lourds et longs dialogues...
Une question vint soudainement et justement le sortir de son mutisme, ainsi qu'une présentation. Les règles de bienséance auraient tôt fait de faire leur effet désormais, telle était le cheminement de deux personnes lorsqu'elles faisaient connaissance :


- Roy Turner...

Ses prunelles bleues suivaient toujours Fye qui se déplaçait dans la pièce en observant les détails qui se profilaient sous ses propres yeux. Jusqu'à revenir le ficer intensément, comme pour tenter de communiquer encore avec lui. Pourquoi le détaillait-il ainsi ? Etait-ce simplement de la curiosité ou une façon plus polie de le regarder. Gêné, le jeune homme baissa la tête avant de porter son regard vers l'instrument qu'il allait sans aucun doute devoir abandonner sans attendre. Le laissant ouvert, voilà qu'il se redressait lentement, mais non sans regrets, pour laisser place à cette personne dont il ignorait jusqu'à la fonction au sein de cette école.

- Vous désirez certainement la place...

Toujours tête basse pour qu'on ne le regarde plus dans les yeux et pour ne plus avoir de contact avec l'autre personne présente dans la pièce, Roy décida donc d'abandonner le tabouret sur lequel il s'était tenu jusqu'à présent. Mais peut-être devait-il simplement attendre que l'on lui demande de quitter les lieux sans tarder ? Que devait-il fait s'il désirait s'en aller ? Se contenter de lui fausser compagnie ou bien attandre de recevoir une réprimande. Pour jouer d'un tel instrument, il fallait beaucoup de calme et de tranquilité. Roy n'était pas de ces gens hyper-actifs qui criaient et avaient constamment besoin de bouger, et était même plutôt agréable à vivre puisqu'il ne disait rien, ni ne faisait de gestes qui eurent pu briser la séreinité de qui que ce fut. Seulement, rencontrer quelqu'un qui semblait apprécier le piano autant que lui-même était une chose qui ne lui était jamais arrivée. Les précepteurs qui s'étaient succédés pour lui apprendre les bonnes manières, lui avaient bien enseigner la façon de jouer, mais aucun ne pouvait prétendre avoir de goût prononcé pour la musique...
En cette situation, si Fye voulait véritablement faire montre de son talent, Roy aurait ressenti une certaine joie et un intérêt tout particulier à vouloir l'écouter... Mais non, il se devait de sortir pour ne pas troubler l'atmosphère des lieux, et s'éclypser aussi rapidement que peut le faire le soleil face au ciel d'Irlande.
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Fye.D Flowright
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MessageSujet: Re: Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]   Sam 9 Fév - 20:38

- Roy Turner...

Le jeune homme avait préservé un profond mutisme, son regard suivant chaque mouvements du vampire blond. Le jeune élève avait d'abord voulu se relever enfin de s'incliner peut être? Mais nul besoin de faire autant de cérémonie devant lui. Iavait dérangé le jeune homme en l'épenchement de son art, c'était lui qui était fautif, ce jeune garçon n'avait donc pas à faire montre d'un tel geste...Et puis Fye songeait qu'un être tel que lui, ne méritait pas qu'on lui témoigne un geste aussi respectueux. Est on enclin à être aimable face à un être cruel et burocrate? Le vampire ne voulait pas se souvenir de ce qu'il était, il aurait beau courir vers un lendemain éternel, il ne pouvait pas fuir cette réalité, il ne pouvait pas fuir ce qu'il était. Mais, il ne désirait pas que l'innocence de Roy, que son humanité en soit blessé. Elle était précieuse, il fallait qu'il la préserve. Etrangement, il ressentit une resonnance cjre le jeune fomme, bien qu'elle fut faible. C'est comme si cette petite voix lointaine et satiné, déversait des maux silencieux. Si Fye avait bien un don, c'était celui de deviner la tristesse qui habitait les âmes. Un seul regard, une seule note dans l'intonation de la voix, un geste, ou bien même simplement l'expression d'un silence lui permettait de ressentir distinctement les tourments de l'être. Roy rajusta son geste, peut être son temps de réaction était il affaiblit par la surpise, ou bien par l'étonnement d'être ainsi découvert, mais encore par crainte qu'il ne soit chatié pour sa présence intruse...Mais Fye, n'avait aucunement l'intention de chasser ce jeune homme dont les mains étaient un don précieux par leur agilité et la mélodie qu'elles décuplaient. Son regard froid ne quitta pas les douces effluves de celles de Fye, il inclina légèrement la tête en conservant l'emprise de la glace de sa personne. Pendant un instant Fye crut percevoir bien d'émotions au plus profond de la prunelle bleu de ses yeux, mais il s'était pressé d'effacer ce qu'il désirait préserver, dissimuler ou bien tout simplement protéger. Le jeune homme demeurait interdit, son expression se détendit un peu lorsque son jolie minois s'inclina sur la côté...

"Enchanté de vous connaître ^____^"

Fye lui sourit, lui offrant sa plus douce torpeur qui naissait chaque fois sur son visage d'ange. Un ange peut être, mais un ange déchu dont l'on a violement sectionné les ailes. Ange maudit auquel l'on a vidé cruellement de ses rêves, comme son sang fluide et ruisselant ce jour là. Il s'était un instant de plus détourné de lui, plongeant ses yeux en l'expression des notes de musiques qui même à l'état d'encre sur blanc papier apparraissaient dans tout l'expression de sa mélodie. Son esprit déjà emprunt de l'harmonie qu'elle constituait uen fois interprété, une fois vaicu, une fois vaincu par son interprète...

- Vous désirez certainement la place...

Fye en fut surprit, il rechercha le regard de son intelocuteur mais ne put apercevoir que la fuite du sien. Sa tête baissé vers le sol, son corps semblait a même de disparaitre tant son désir de ne plus être toisé était fort...Il l'avait bien vu? Cette expression de tristesse, ce goût amer d'un sourire oublié, cette dégénérésance d'une vie pourtant à peine éclose. Roy avait glissé de son tabouret, s'éloignant de quelques pas. Il se fit hésitant, perdu en des songes. Ses yeux brillaient à travers els méches noires qui retombaient devant ses yeux, comme s'il souhaitait ou entendait quelque chose...

"J'aimerais beaucoup vous entendre jouer de nouveau...Est ce déplacé de ma part de vous formuler une telle demande?"

Fye mit ses mains derrière son dos, les entrelaçants avant de s'incliner quelque peu pour regarder le minois du jeune homme avant de se redresser aussitôt. Il ne souhitait pas forcer le bel ange à s'éxécuter sous prétexte de son statut, bien que Roy ne le connaissait pas encore...

"Je ne veux pas vous y contraindre Roy...."

Il agita ses mains lègérement dans un sourire. Fye avait une envie irrésistible de jouer de nouveau, mais avant cela il voulait sincèrement entendre une fois encore cette mélopée ennivrante qui l'avait enchanté et guidé ses pas aveugle jusqu'ici. Sa mémoire visuelle s'était effacé pour que seul les entrelacements des notes ne le conduise près de son auteur. Roy semblait avoir un esprit vif pour son jeune âge, quand à son enseignement il avait du en recevoir un certes..Mais le précepteur lui ne vous enseigne que les bases, ce n'est pas lui qui fera de vous un bon pianiste. Seule la Passion et la Beauté de l'âme peut ammener une personne à exprimer son don pour cet Art exquis et délicat. Pour une pratique telle qu'elle, il ne faut pas être un personne buyante, brusque et peu à même à "ressentir" l'expression des notes car cela ne peut que conduire la personne à bafouer son jeu, jusqu'au ridicule même...Quand aux sentiments aussi néfastes que la colère, il nous ménè à troubler et ébranler si fort que les répercutions en sont violentes.

Pour l'instant, Fye se contentait d'attendre patiemment la réponse du jeune homme ayant prit place sur la tabouret voisin de celui situé en face du piano...Il laissa son regard vagabonder sur les touches, se souvenant encore douloureusement. Mais il ne laissa pas les tonts pâles et tristes macculer ses jous et son sourire, ses traits ne s'inclinèrent donc pas...

" Je ne tiens pas à dérober votre place...Me ferez vous l'honneur de rester lorsque je jouerais par la suite?"

Les tons affables pouvaient peut être surprendre comme les paroles, mais elles étaient sincères sans l'ombre d'un doute. Tout comme le sourire qui ne ternissait pas les paroles de Fye.
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Roy Turner
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MessageSujet: Re: Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]   Mer 13 Fév - 16:58

"J'aimerais beaucoup vous entendre jouer de nouveau...Est ce déplacé de ma part de vous formuler une telle demande?"

Lorsque cette phrase parvint jusqu'à l'esprit de Roy, ce dernier leva les yeux avec surprise. Cette demande avait été innattendue pour lui, il devait le reconnaître : c'était la première fois que l'on lui demandait de jouer du piano gentillement... Devait-il croire ce qu'il venait d'entendre, ou bien refuser poliemment par simple honte d'accèpter. Il ne posait habituellement ses doigts sur les touches que lorsqu'il était seul dans une pièce close, seul avec pour seule compagne, la musique s'élevant doucement vers le plafond. Toujours plus loin, toujours plus ou moins fortement, pour se glisser au plus profond de son coeur. Et ainsi de suite, les notes prenaient la forme de ses sentiments et de ses émotions avec une facilité déconcertante pour lui, mais comment expliquer une chose qui ne le peut être par de simples mots ? De même que l'écriture et la poésie, le son de l'instrument faisait partie d'un ensemble qui ne pouvait réellement présenter d'accords s'il n'était pas en harmonie parfaite avec les sentiments humains. Les accords, les rythmes, chantaient et dansaient de la plus belle des façons si l'on savait les manier correctement. Et alors que son propre rythme battait à tout rompre à l'idée de jouer devant quelqu'un d'autre que lui-même, le jeune homme ne s'était pas rendu compte qu'il avait hoché la tête.

" Je ne tiens pas à dérober votre place...Me ferez vous l'honneur de rester lorsque je jouerais par la suite?"

Encore une fois, il n'osait pas répondre, sentant ses joues s'empourprer avant que ses paupières ne s'ouvrent encore brusquement, laissant entrevoir ses iris d'un bleu ciel, pourtant profonds. Toute froideur s'en était échappée pour le moment, et il n'en était pas conscient pour un sous. Il cherchait simplement à comprendre ce qui pouvait bien motiver l'homme qui se trouvait en sa compagnie à lui demander une telle chose. Fye avait-il fait échos à ses pensées ? Etait-ce un hasard ? Roy n'était pas une personne apte à croire au hasard, mais, pour cette fois, il était prêt à admettre sa défaite sur ses propres convictions. On ne le contraignait pas à jouer, ou bien à quitter les lieux : on lui demandait de choisir ce qu'il désirait faire. Et ce qu'il voulait vraiment faire, c'était jouer de nouveau. Bien qu'hésitant, il approcha une nouvelle fois du piano avant de s'asseoir et d'attendre de voir si l'on ne lui disait pas que finalement, c'était peut-être mieux s'il ne restait pas dans la même pièce qu'un véritable pianiste... cependant, rien ne survint. Soulagé, le jeune homme tourna timidement la tête vers Fye, qui siégeait à ses côtés tout en observant les touches blanches et noires qui trônaient face à eux. S'il avait osé, Roy aurait pris la peine de lui poser bien des questions à son sujet, mais évidemment, il ne trouva pas la force de tout faire d'un seul coup. On ne l'avait pas habitué à la curiosité, même si elle était tout de même une particularité bien présente chez lui. Le jeune homme resta un instant silencieux, tentant de laisser les mots dépasser le seuil de ses lèvres qui paraissaient scellées.

- Avez-vous une préférence... pour le morceau que vous désireriez entendre ?

Il aurait voulu faire mieux que cela, mais le ton de sa voix demeurait morne et calme. Malheureusement, il avait peur que son état d'esprit ne transparaisse beaucoup trop rapidement dans son timbre. Etait-ce cela, l'explication qui tendait à justifier son hésitation ? Il préférait croire que oui... Etrangement, il ne voulait pas se comporter froidement avec cet homme, qui ne semblait pas lui vouer de mépris. Pourquoi ne parvenait-il pas à gérer une telle situation ? Pourquoi se laissait-il attendrir par cet inconnu alors qu'il ne savait rien de lui, ni même pourquoi il désirait l'entendre de nouveau jouer ? Peut-être que c'était là un simple passe-temps, peut-être même un jeu de sa part, alors pourquoi insister ? Et lui, pourquoi accèptait-il cette demande si soudaine ? Quand de bons sentiments vous envahissent lorsque vous êtes habitués à la peur, la honte et la tristesse, il est parfois difficile de parvenir à comprendre qu'un peu de joie parvienne encore à vous atteindre. L'on peut se croire froid comme la glace, penser que plus rien ne peut nous atteindre parce que l'on est immunisé contre les mauvaises émotions... et pourtant, à cet instant précis, le jeune homme se retrouvait perdu face à un élan de gentillesse. Peut-être devait-il cesser de réfléchir et se contenter de jouer après tout ? Il ne savait pas vraiment ce qu'il devait en penser, ni comment réagir. De quelle façon pouvait-il manifester ses propres émotions alors qu'il n'en discernait pas très bien les formes et entrelacs ?

- J'aimerais vous entendre jouer, moi aussi.

A formuler des phrases si saccadées et si faibles de mots, Roy se sentait stupide. Depuis combien de temps avait-il oublié ce que parler sans hésiter signifiait ? Depuis quand avait-il cessé de s'exprimer convenablement sans mettre les phrases dans le désordre ? Pourtant, dans son esprit tout était parfaitement accordé, alors pourquoi sa voix ne suivait-elle pas ce que sa tête cherchait à communiquer ? C'était injuste... incompréhensible... Il avait honte de se montrer aussi nerveux pour une simple mélodie de piano... Etait-ce le fait que l'on l'ait surpris dans une part intime de lui-même, la musique, qui le rendait si mal à l'aise ? C'était mal de ne pas regarder quelqu'un dans les yeux, et il le savait, mais le contexte devait être tel qu'il n'y parvenait pas, ses doigts tremblant au dessus des touches... Attendre, oui, il devait attendre la réponse de Fye pour commencer à jouer...
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MessageSujet: Re: Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]   Mar 19 Fév - 10:01

Les yeux de Roy avaient prit une toute autre aura, c'est comme si la glace avait fondu au contact d'un Printemps lointain. Les éclats galcés de ses pupilles s'étaient emprunt d'une douceur troublante et attendrissante. Cette surprise non dissimulée était elle la preuve qu'il se libérait un peu de cette froideur et de cette distance qu'il paraissait s'efforcer de contenir. C'était comme s'il souhaitait que nulle personne ne franchisse les barrières invicibles qu'il avait dressé entre lui et le monde extérieur...Cette seule expression venait complétait sa façon admirable de jouer, il y avait une âme chaude qui l'habitait. Fye ne jugeait jamais sans connaître les véritables tréfonds des personnes. Voilà pourquoi il s'était évertuait à persister à parler à ce jeune élève qui pourtant avait voulu fuir...Abbaondonner peut être? Par peur? par méfiance...Difficile de cerner intégralement ses pensées.

Quelque chose vint l'esprit de Fye, se pouvait il que l'on ai toujours manqué de complimenter et de remarquer son talent unique? Se pourrait il qu'on l'ai rabaissé voir brimer pour faire taire les lumières qui naissaient au creux de ses pames pour joindre ses doigts au touches blanches et noires? Quoi qu'il en soit, le silence régnait certes encore mais il n'était plus aussi pesant et froid que tout a l'heure. Il était plus léger, mais géné pour Roy. Peut être Fye était il bel et bien allez trop loin dans sa demande?Car dévoiler sa façon de jouer, c'est dévoiler une partie de son âme et confier des pensés pourtant encrés en les plus noirs tréfonds de l'esprit.

Après tout, tout artiste évoquait ce qu'il dissimulait parmis les nuages brumeux de son for intérieur. Chaque oeuvre qui prenait vie entre ses mains, s'épanouissait comme une fleur délicate et pure pour naître au grand jour et ainsi prendre une forme certes toujours aussi abstraite mais apparente aux regards des humains. Mais encore fallait il que nos pupilles elles, puissent percer la carapace que l'on tente de forger pour que nul et rien ne parvienne à la briser...Même le sentiment le plus doux. Mais Fye, lui ne voulait pas s'imposer, il s'en voudrait de paraître si insistant dans cette demande qu'il avait pourtant souhaiter formuler dès les premieres notes entendus. Quel que soit l'expression artistique on ne peut l'énoncer de vive sans éprouver de difficultés, on ne peut les saisir...Car ils ne peuvaient naître qu'au coeur de qui est enclin à envouter notre âme. Le peintre lui, laisse son pinceau le guider sans qu'un pensée précise ne vennait lui traverser l'esprit, alors que formes et couleurs ne se détachaient pour remplir l'espace...Pour certains, c'était peut être juste une esquisse, un représentation banale mais pour l'oeil du créatteur c'est tout un monde. Lorsque le crayon venait caresser la blanche feuille, il devenait comme maître de celui qui croyait prendre.Mallgré lui, peut être même en tentant de faire taire une certaine leueur...Elle naîtra tout de même. Le piano demeurait en cette même expressivité, elle n'échappait pas à l'interpréte et aux fins spectateurs...Fye lui, était de cela que ce soit dans l'art musical comme dans l'art du tracé. Lorsque ss yeux se posèrent de nouveau sur Roy, il avait fait un hochement de tête timide et presque évasif, comme s'il s'était exprimé sans le vouloir. Fye lui répondit par un sourire radieux...

"Vous me faites un des plus grands plaisir en acceptant...cela fait si longtemps..."

Ses joues si blanches s'étaient soudainement empourprées dessinant un sourire plus attendrit sur le visage du vampire. Ses yeux s'étaient encore agrandit, Fye put contempler toute la beauté de la pureté de son regard...Il avait des yeux d'une manifiscence prenante, on ne pouvait s'en défaire une fois plongé en la profondeur de leur bleu intense. Cette couleur qui paraissait sombre, alors qu'il faisait profl bas était en ralité aussi claire que les cieux limpides azur d'une journée douce et chaude...C'était étrange comme certains souhaits naissaient alors que l'on ne connaissait pas la personne, comme si deux âmes étaient voué à être liées. Après tout ce n'était pas par hasard s'ils s'étaient tout deux retrouvés ici, ce même matin froid et rougeâtre de l'Aube. Ne dit on pas que le Hasard n'est pas de de monde? Que chaque choses à une raison précise pour se produire? Même si la saison dehors elle ne changeait pas, la glace dans cette pièce avait bel et bien précédée au Printemps...les flocons ne neiges disparaissant sous la tendresse des pétales d'un cerisier. Fye garda lui aussi le silence, entendant sans s'impatienter la réponse claire du jeune homme. Il lui laissa le temps de parvenir de nouveau jusqu'a l'instrument. Il s'était decidé a avancer timidement, avant de prendre plae sur le tabouret faisant face au piano. Le vampire avait la sensation que le jeune homme avait un peu defait les chaînes qui lui sommaient d'adopter une certaine attitude. Ses lèvres closes se defirent pour enfin faire entendre la voix chatonnante et claire.

Avez-vous une préférence... pour le morceau que vous désireriez entendre ?

Sa voix resistait encore aux effort qu'il tentait de faire, mais il l'avait faite entendre...Fue le regarda avant de glisser sa main dans ses cheveux et de répondre de son ton délicat dans un sourire discret mais emprunt d'une certaine mélancolie. Il ressentait une grande chaleur l'envahir, cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas ressentit...Lorsqu'il parlait de l'honneur qu'il lui ferait en jouant en sa présence, il était sincère et bien que son coeur ne battait plus...Il pouvait encore ressentir ce lointain souvenir revivre soudainement pour exprimer toute l'ampleur ce de moment là. Fye se souvint encore de cette sensation dans sa poitrine, bondissante, voir vive mais agrébale...Mais cela demeura une impression qui s'effaca aussi vite qu'elle était venue.

"Comme il vous plaira...Je laisse l'artiste chosir l'oeuvre qu'il désire faire revivre..."

Le jeune homme marqua une longue pause avant de s'éclaicir la voix doucement et de nouveau laisser sa voix esprimer ses pensées...

- J'aimerais vous entendre jouer, moi aussi.

Fye ouvrit de grand yeux un instant...Avant que la douceur ne domine. Le temps s'était écoulé depuis, depuis qu'il n'avait plus joué depuis un temps trop long pour son âme et quand à l'écoute depuis sa "mort" personne n'avait pu l'entendre. Si bien que cette demande encore faible et discréte fit renaître de nouveau ce souvenir, souvenir pour lequel il luttait pour ne pas l'oublier. C'est certes dur de se souvenir de quelque chose que l'on ne sentira plus jamais, mais l'oubli lui est encore bien plus douloureux. Bien que sa mémoire tendait à vouloir dispaître. Il fuiyait son regard, et ne lui faisait pas face...Cela aurait pu paraitre impoli, mais le vampire ne l'interpreta pas de la sorte...Qui plus est, il ne put percevoir cette mélancolie qui l'avait envahit, c'était bien mieux ainsi. Il faiblsisait un peu trop ce matin, mais ça ne durerait pas, bientôt son sourire serait joyeux comme toujours et personne ne pourrait rien y déceler de triste...Habituellement e présence des autres rien ne venaient pertuber ses penées ausis profondément! Il ne le pemettait pas!Bien qu'il n'eu aucune difficulté à ne pas le laisser paraître sur son visage, cette impression intérieure était trop forte...

"Je voue remercie de bien vouloir rester....Je jouerais, c'est une promesse..."

Fye croisa ses jambes, avant de se tourner vers le piano lui même sans se rapprocher pour laisser la distance suffisante à Ry pour qu'il puisse jouer et deployer ses mains comme des ailes voletant de touches en touches...

"..Je vous en prie...jouez donc..."

Ce n'était pas un ordre, mais une phrase qui lui transmettait qu'il n'avait nul besoin d'attendre le feu vert du vampire. Cétait à lui de ressentir le temps pour exprimer son art.
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MessageSujet: Re: Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]   Jeu 20 Mar - 20:01

Bien que peu rassuré à l'idée de se sentir observé durant l'exercice de son art, Roy prit simplement une inspiration avant de faire craquer distinctement ses doigts et de les poser délicatement sur les touches du piano, réfléchissant durant peu de temps avant de fouler délicatement les sons et de les faire s'élever vers le plafond de la salle de musique. Cette musique se nommait "Destiny". Elle comptait habituellement l'histoire de quelqu'un qui n'avait jadis pas pu échapper à son destin. Encore une fois, il s'agissait-là d'un compositeur anonyme dont le talent n'avait pas atteint la renommé d'un Mozart, mais quand bien même, ce n'était pas le plus important des détails pour le jeune homme qui s'évertuait à perpétrer une mémoire sans doutes disparue de nos jours. Quel malheur que d'oublier de brillants talents, quelle tristesse de voir un jour les sentiments d'une personne tomber dans l'oublie le plus profond pour ne faire qu'un avec les aléas du passé, indéfinis, non datés... mais pourtant révolus pour le commun des mortels. Ces souvenirs oubliés, Roy voulait les pousser à vivre encore un peu pour ne point s'en séparer. Ces partitions, il les avait trouvées au coeur d'un ancien manuscrit, logé dans la biblliothèque de son oncle. Comme lui, l'ouvrage avait été abandonné depuis longtemps, aussi avait-il pris un plaisir tout particulier à en déchiffrer les moindre secrets, retenant sans mal les notes et accords qui avaient dansé devant ses yeux lors de ses moments de calme.

Aujourd'hui, afin de manifester cela, c'était ses doigts qui dansaient au rythme de deux mélodies distinctes, représentées par la main droite et la main gauche, qui, assemblées dans la meilleure coordination, donnaient un spectacle des plus harmonieux qui soit. Bientôt, il en oublia sa nervosité et se contenta de se laisser bercer par la musique, imaginant dans quel environnement il pouvait entendre un tel morceau. N'est-il pas aisé après tout de s'adonner à l'imagination afin de s'évader et parcourir des contrées inconnues de tous ? De tous ? Non. Car chaque artiste, chaque être même, possède un monde qui lui est propre, un monde où il peut se réfugier lorsqu'il se sent perdu, lorsque tout semble obscurci par un quotidien des plus banals, des plus horribles peut-être dans le cas de personnes ne connaissant qu'un bonheur trop éphémère pour s'en apercevoir vraiment. Le morceau joué était bien moins long que le précédent, cependant, il dégageait également beaucoup de choses, encore fallait-il biensûr les ressentir. Roy, en cet instant, ne doutait pas une seule seconde que son interlocuteur n'eut le talent requis afin de présentir la valeur d'une telle oeuvre. Oubliée ou non, pour l'oreille attentive, elle savait se montrer persuasive.

En écoutant sa propre musique, Roy imaginait un village, à l'aube. Un petit village, loin des villes obscurcies par la pollution et la foule grondante. Un village où l'on sentait encore combien la nature était un apport important de sérénité. Un endroit paisible où les rayons du soleil ne cessaient jamais d'illuminer une terre aussi verte que l'émeraude la plus flamboyante. La Terre d'Irlande peut-être ? Oui... Qu'y avait-il de plus beau que l'île où la réalité se mêlait de légendes vieilles de quelques siècles, mais faisant partie des habitudes de toute âme y vagabondant ? Le jeune pianiste aimait à se perdre dans les ruelles de ce village, y marchant tout en observant le ciel qui, pour une fois, n'était pas empreint de nuages noirs. La cloche sonnait, permettant d'éveiller les derniers endormis de cette matinée splendide, alors que déjà, le jeune homme n'était plus seul dans les rues, salué par quelques passants souriant, qui ne manquaient pas de lui faire un signe de la main amical avant de s'en aller vaquer à leurs occupations quotidiennes. Plus loin : une forêt. L'on racontait qu'en ces lieux, plusieurs créatures que l'on nommait "légendaires" vivaient, à l'insue des mortels. Commandant aux saisons, jugeant du temps qu'il faisait, se jouant des regards pour se dissimuler aussitôt dans les plus profonds mystères... Les arbres, sages muets, semblaient feindre l'ignorance de l'existance de ces êtres que l'on nommait "le Petit Peuple", se balançant au gré du vent pour ne laisser entrevoir que le crissement famillier de leurs feuilles, se perdant dans les sous-bois. Et alors que ce paysage entier s'évanouissait, Roy ouvrit les yeux pour se concentrer sur les dernières notes qui parcouraient son esprit dans une douce habitude.

La réalité.
Elle frappait toujours fortement lorsqu'il sortait des rêves qui l'envahissaient... Néanmoins, l'on ne pouvait pas vivre si l'on se complaisait en un tel endroit. Le tout était de trouver irrévocablement la meilleure façon de réaliser ses souhaits sans pour autant se laisser entraîner dans la course sans fin du temps au risque de s'y perdre.
Le rythme de la musique se mit alors à ralentir lorsque les dernières lignes de la partition se dessinèrent en sa mémoire... jusqu'à ce que la dernière touche ne fut pressée pour terminer le rêve. Bien que perdu tout d'abord d'être ainsi sorti de cette douce torpeur, Roy leva les yeux vers la personne qui lui avait demandé de jouer, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir penser de son style de musique. Au départ, c'était certain, il avait été complimenté, mais en serait-il de même pour la suite ?
Attendant le verdict, il se contenta donc de baisser les yeux timidement, se rendant compte qu'il n'aurait peut-être pas du oublier Fye de la sorte alors qu'il était en train de jouer...


- Pardonnez-moi, je me suis laissé emporter par la musique.
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MessageSujet: Re: Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]   Mer 26 Mar - 12:46

Le regard du jeune homme qui semblait emprunt d'une certaine torpeur, mais dont la lueuer s'éteint éteinte sous le contre coup de l'aparition d'un étranger naquit de nouveau. Ses mains hésitèrent un faible instant dans la comtemplation des touches de piano. Fye quand à lui garda le silence, son regard papillonant sur la silhouette fragile de Roy, son regard se tourna sur l'angle de ses mains. Elles étaient magnifiques fines et blanches, car si un artiste pianiste a bien une beauté que nul ne lui ravit c'était celle de ses mains. Celles au creux desquelles naissaient la chaleur d'une mélodie. Sans omettre la beaté du regard, un regard dont l'utopie ne peut être si habilement détronée.

Le mutisme était tel qu'on entendait le vent souffler tranquilement au dehors, cette comptine n'appartenant qu'à sa majestueuse emprise. Les feuilles qui dormaient encore sur les arbres frémissaient à chaque caresses. Alors que d'autres se détachaient doucement pour danser dans les airs avant d'atteindre dans un efleurement le sol meuble des alentours ombragés du manoir. Quelques branchages tappotaient les vitres fragiles et lumineuses sans oser outrager leur finesse. La lumière du soleil demeurait encore timide, bien que l'aurore rougeâtre entremelé de tons roses percaient à travers les careaux colorés de la batisse. Elle donnait toute la mystification à la mélodie qu'il allait subvenir bientôt. Des rayons faibles se dessinant de part en part de la pièce sombre, désormais victime de cette divinité resplendissante mais craint des céatures de la nuit. Fye tourna un instant son regard vers cette sphère enflammée naissante, déjà destiné à être embrassé par les nuages lourds et chagés de larmes. Comme ce soleil, l'espoir était donc irréfutablement destinés à être étouffé par les noires ténèbres du réel et de l'existence? Car la chute n'est que plus longue et douloreuse lorsqu'un rêve s'éteint, lorsqu'il n'est plus, lorsqu'il disparait en même temps que leur torpeur de l'oubli...Le sommeil est un état d'inconscience qui nous permet d'oublier. Du moins cela devrait être le cas, mais comment peut on encore rêver lorsque même nos songes sont noircis par notre vécu? Lame plus redoutable pour un vampire ausis meurtrit...Un vampire, un démon, un diable qu'importe il était tout cela non...?

Etait il digne de pouvoir prêter oreille à un rêve aussi délicat que celui du jeune homme?

Roy sembla aux premiers abords hésitant, vaincu par une certaine timidité peut être,mais encore une certaine crainte d'être écouté? Fye lui laissa le temps de respirer calmement avant que son choix ne soit fait et que ses mains ne se glissent délicatement sur les touches du paino pour faire raisonner les premières notes de la mélodie. Quoi qu'il en soit, Fye n'était pas une personne irrespectueuse envers autrui et bien encore enver la passion que la peronne nourissait ou bien accepeter si gentiment de dévoiler à son écoute, son regard. Un silence plus intense n'aurait jamais pu être, les lèvres de Fye étaient closes, son regard fixé sur les mains fines du jeune homme, ses sens ne s'éveillaient que dans le rythme mélancolique de la partition joué. Alors que les notes se faisaient timides et moins éprises de l'essence du jeune homme, cette retenue fut brisé avec la force des sentiments exprimés...Si bien que le jeune homme se laissait guidé par ses mains, son coeur, son âme.

Alors que les dernières notes s'achevaient, Fye avait posé son visage au creux de ses mains...Ses yeux perçant toujous les mains du prestigieux pianiste.

- Pardonnez-moi, je me suis laissé emporter par la musique.

Il releva soudainement le visage , pour voiler ses expression d'un doux sourire...

"Je vous en prie...ne vous excusez pas. Bien au contraire...Cette mélodie était somptueuse, et elle ne l'est que davantage pour avoir naquit au creux de vos mains..."

Il le regarda un instant sans siller, plongeant ses yeux en les siens recherchant le contact de ses pupilles évasives...

"Croyez moi...Vous avez un réel talent...Avec les années que j'ai traversé jamais il ne m'eu était donné d'entendre pareilles émanations.."

Cela pouvait très bien faire référence à son expérience en tant qu'être humains, en tant qu'adulte. Mais en réalité les années étaient bien plus longues pour un être éternel. Cette phrase avait malgré elle un double sens.
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Mélodie de l'Aurore [Réservé Fye]

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